Présentation du minu de Françoise d'Amboise

Françoise d’Amboise, fille de Marie de Rieux, dans un acte, dénommé minu, déclare les rentes et revenus des terres de la seigneurie de La Gacilly dont elle est héritière au décès de sa mère le 24 janvier 1463, déclaration faite à la cour de Ploërmel, à son suzerain le duc de Bretagne. Non seulement c’est une pièce majeure du patrimoine gacilien du 15e siècle mais aussi pour l’ensemble de la communauté de communes du pays de La Gacilly. En effet, les propriétés dépendantes de la châtellenie de La Gacilly se trouvaient aussi bien sur les territoires de la paroisse de Carentoir et de ses trèves (La Gacilly, la Chapelle-Gaceline et Quelneuc) que dans les autres paroisses (Cournon, Glénac, Les Fougerêts, Saint-Martin-sur-Oust, Tréal et Saint-Séglin).

Certains noms de lieux-dits et de famille ont été précisés à partir des listes alphabétiques établies par le Cercle généalogique Sud Bretagne Morbihan en 2005, des registres  paroissiaux de 1573 à 1639, du livre de l’abbé Le Claire « L’ancienne paroisse de Carentoir », des cartes détaillées de Géo Portail et celles du 18e siècle de Cassini. Malgré l’évolution de la graphie (le Liepvre au lieu de le Lièvre, Cossaye au lieu de Cossais etc.), on constate que les noms de lieux dits anciens sont conservés en grand nombre ce qui est un peu moins vrai pour les noms de famille.

A souligner pour l’histoire de la Gacilly :

1-L’ancienne église de la Gacilly est mentionnée ce qui prouve son existence au 15e siècle.

2-La chapelle Saint-Jehan bâtie par Olivier III de Montauban était, d’après ce texte, dédiée à saint Jean et saint Antoine.

3-Pas de saint Jugon mais un sainct Jouhan des bois qui pourrait être le premier nom de saint Jugon sans que l’on sache expliquer cette transformation du nom. Il apparaît toutefois que les chemins cités pour aller aux communs de Saint-Jouhan, (remarquons que l’on ne parle pas de chapelle), sont ceux pour aller à la chapelle Saint-Jugon !

 

Nota : Le document original se trouve aux archives départementales de Nantes, il n'est consultable que sous sa forme microfilmée dont nous avons extrait des photos de qualité médiocre.