Famille Alliot

François, Joseph-François, Jean-Marie, Armand ALLIOT... Quatre générations implantés sur les fermes de La Touche, La Chauvinais, qui dépendaient du château de Penhouët, dont le propriétaire vers 1900 était Régis de L'ESTOURBEILLON.

Arbre ascendant et descendant de la famille Alliot

Plusieurs familles ALLIOT sur plusieurs générations, dont certaines originaires de Guémené-Penfao, peuvent entrer dans cette catégorie de personnes qualifiées de “Maraouads“ (immigrés).

Un personnage central est René ALLIOT né vers 1755 à Guémené-Penfao et mort en 1838 à Guémené-Penfao. Il a convolé lors d’un premier mariage le 29 octobre 1787 à Guémené-Penfao avec Julienne GILBERT, elle-même originaire de Guémené-Penfao.

Lors d’un second mariage le 29 juin 1793 à Avessac, il se marie avec Gabrielle Guémard, originaire d’Avessac.

 

Du premier mariage de René ALLIOT et Julienne GILBERT :

François ALLIOT, laboureur à Bareil, se marie le 7 septembre 1813 à Avessac avec Jeanne GUÉMENÉ. D’où Joseph-François ALLIOT, cultivateur à La Touche, marié le 10 août 1858 à Avessac avec Anne ALLIOT. D’où Jean-Marie ALLIOT cultivateur-fermier à La Touche, marié en 1894 à Avessac avec Mélanie GICQUEL. D’où Armand ALLIOT, cultivateur, marié vers 1930 à Avessac avec Fernande FAVREAU de Guémené-Penfao.

Ces quatre générations sont implantées à la ferme de La Touche et, pour Armand, à celle de La Chauvinais dont le propriétaire était vers 1900 le marquis Régis de L’ESTOURBEILLON qui succédait au château de Penhouët à son père Armand de L’ESTOURBEILLON époux de Marie-Caroline PÉPIN de BELLISLE.

 

Du second mariage de René ALLIOT et Gabrielle GUÉMARD :

Jean ALLIOT né 22 août 1798 à La Chauvinais en Avesssac, fermier à La Touche, marié le 27 février 1827 à Avessac avec Louise Hadet originaire d’Avessac. D’où Anne ALLIOT née le 29 avril 1830 à Avessac, mariée le 10 août 1858 à Avessac avec Joseph-François ALLIOT né le 24 août 1816 à Avessac (ce dernier issu du premier mariage de René ALLIOT).

 

Régis de L’ESTOURBEILLON a été à l’origine de la création en 1895 du premier Comice agricole de Saint-Nicolas de Redon.

Armand ALLIOT demeurant à la ferme de La Chauvinais, apparaît sur une liste électorale (dont la tête de liste est MAUSSION A. demeurant Cothias) pour les municipales du 5 mai 1929.

 

Ferme de La Touche

Jean-Marie ALLIOT né le 9 mai 1863 à Avessac, marié vers 1894 à Mélanie GICQUEL née le 17 août 1871.

Ils ont été recensés sur la ferme de La Touche à Avessac en 1901, 1911, 1926. Le couple a eu dix enfants.

 

Recensement de 1901 à Avessac à la ferme de La Touche (p. 27/65)

maison 348

ménage 368

n° 1510 - Alliot Jean °1863 Avessac  37 ans chef de ménage, cultivateur,

n° 1511 - Gicquel Mélanie °1872 Avessac femme, cultivatrice

n° 1512 - Alliot Armand 4 ans, son fils °1897 ……………….. (père de Madeleine née en 1935)

n° 1513 - Alliot Jean 2 ans, sonn fils °1899

n° 1514 - Alliot Léon 1 an, son fils °1900

n° 1595 - Alliot Jules 8 ans, son fils °1893 

 

Recensement de 1911 à Avessac à la ferme de La Touche (p. 24/64)

maison 377, ménage 395

n° 1387 - Alliot Jean °1863 Avessac chef de ménage, cultivateur, patron

n° 1388 - Alliot Mélanie °1871 Avessac femme, cultivatrice (Gicquel Mélanie)

n° 1389 - Alliot Léon °1895 Avessac fils, cultiv.

n° 1390 - Alliot Armand °1896 Avessac fils, cultiv.  ……………….. (père de Madeleine née en 1935)

n° 1391 - Alliot jean °1898 Avessac fils, sans profession

n° 1392 - Alliot Jules °1900 Avessac fils, sans profession

n° 1393 - Alliot François °1901 Avessac fils, sans profession

n° 1394 - Alliot Edouard °1903 Avessac fils, sans profession

n° 1395 - Alliot Félix °1904 Avessac fils, sans profession

n° 1396 - Alliot Berthe °1907 Avessac fille, sans profession

n° 1397 - Alliot Eulalie °1910 Avessac fille, sans profession 

 

Recensement de 1926 à Avessac à la ferme de La Touche (p. 22/56)

maison 369, ménage 387

n° 1252 - Alliot Jean °1863 Avessac chef de ménage, fermier

n° 1253 - Gicquel Mélanie °1871 Avessac épouse, cultivatrice

n° 1254 - Alliot Armand °1896 Avessac fils cultiv.  ………………….. (père de Madeleine née en 1935)

n° 1255 - Alliot François °1902 Avessac, fils cultiv.

n° 1256 - Alliot Edouard °1903 Avessac, fils cultiv.

n° 1257 - Alliot Aurélie °1903 Avessac, fille cultiv.

n° 1258 - Alliot Berthe °1907 Avessac, fille cultiv.

n° 1259 - Alliot Eulalie °1910 Avessac, fille cultiv.


Ferme de La Chauvinais

La Ferme de La Chauvinais

Située proche du château de Penhouët. Un bail de fermage, en 1949, a été passé entre Mr et Mme Alliot (Armand ALLIOT et Fernande FAVREAU) de la ferme de La Chauvinais et madame la marquise de l’Estourbeillon pour un montant de 102000 francs.

 

Selon la volonté de Régis de l’Estourbeillon les fermes ont toutes été vendues aux exploitants dans des conditions très avantageuses lorsque Mme Riou quitta le domaine début des années 50 pour Paris (Jean Daval).


Le Château de Penhouët, propriété de L'estourbeillon, cadastre de 1844

Le château de Penhouët

La maison de Penhouët relevait directement de la baronnie de Derval et donc du comté nantais. La paroisse d'Avessac, comptait 12 frairies : le Bourg, Pouldu, La Haye-Rozrion, Lézin, Rolland, Penhoët, Linsac, Thillic, Sutz-Gohmen, Gavresac, Botmélas, Botrulé.

La plus ancienne maison seigneuriale était la maison de Penhoët. Cette seigneurie resta jusqu'au milieu du XVIe siècle entre les mains de la famille de Penhoët, puis de là passa successivement aux familles Le Bel, de Trevelec, Maudet de Penhoët, de Becdelièvre et de l'Estourbeillon qui la possède encore aujourd'hui.

Les habitants d'Avessac trouvèrent de tous temps auprès de ces familles aide et assistance au milieu de leurs besoins, et tous se souviennent encore des services de tous genres rendus à la paroisse par feu M. le marquis Joseph-Louis de l'Estourbeillon.

Régis de l'Estourbeillon (1858-1946) a défendu la cause bretonne depuis que, en 1880, Arthur de La Borderie lui a mis “les pieds à l'étrier“ en l'aidant à adhérer en poussant la porte de l'Association Bretonne crée le 3 mai 1843 (Une section archéologie, histoire, littérature et une section agricole).

Jules Rieffel et Olivier de Sesmaisons se succéderont à la direction générale jusqu'en 1853. Un certain M. Delangle supprimera l'association en 1859 (par décret) mais elle sera reconstituée en 1873 et chargée par le gouvernement d'organiser chaque année dans la province des concours agricoles.

par exemple :

vers 1895 sont recensées : 

Côtes du Nord - 337.000 bêtes à corne

Finistère - 425.000 bêtes à corne

Ille-et-Vilaine - 365300 bêtes à corne

Loire-Inférieure - 303.700 bêtes à corne

Morbihan - 274.800 bêtes à corne

pour la production chevaline : 360.000 têtes

Côtes du Nord - 96.000

Finistère - 108.000

Ille-et-Vilaine - 68.000

Loire-Inférieure - 47.000

Morbihan - 40.000

 

Quelques membres ordinaires de l'association

• Charles de la Lande de Calan, avocat, à la Houssaye, Redon 35

• Edmond de Carheil, comte, château de la Haute-Roche, Oudon 44

• Urbain de Charette, château de la Contrie, Couffé 44

• Garnier, fabricant d'instruments aratoires, Redon 35

• Hyppolite du Halgouet, vicomte, château de Carcado, Pontivy 56

• E. Hérissant, directeur de la ferme-école des trois Croix, près de Rennes 35

• René Kerviler, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, à Saint-Nazaire 44

• Le Gualès de Mézaubran, comte, château de Lucinière, par Joué-sur-Erdre 44

• Albéric Le Lasseur, baron, château de Bénouville, près de Caen 14

• Henri Lestang du Rusquec, château de Kerouzéré, à Sibiril, Saint-Pol-de-Léon 29

• Jacques de Lorgeril, château de la Bourbansais, Pleugueneuc 35

• Olivier de Lorgeril, château de Fresh-Clos, L'emballe 22

• ....... de Lorgeril château de Chalonges, Tréhédan, Plélan-le-Petit 22

 

Un hommage au marquis de l'Estourbeillon, à l'occasion du 40e anniversaire de sa présidence de l'U.R.B., lui a été rendue le 11 octobre 1942 au théâtre de Rennes.

(Extrait du bulletin de la Société d'Agriculture de Loire-Inférieure, juillet 1897)

L'U.R.B. a été le point de départ du mouvement breton, mais aussi de toutes les différentes tendances qui s'y sont fait jour par la suite.

Neuf signatures, lors de la création de l'U.R.B. en 1898 (à l'hôtel de ville de Morlaix le 13 août 1902) : Louis Tiercelin, Anatole Le Bras, Charles Le Goffic, Fleuriou-Kérinou, Giraud-Mangin, Olivier de Gourcuff, Maxime Maufra, Charles Pitet, Pierre Fadel.

Et, des dizaines de sympathisants, entre autres :

Cloarec, député maire de Morlaix, Théodore Botrel, le barde au grand cœur, Bourgault-Ducoudray (musicographe), René de Kerviler, Loth et Ernaud, professeurs et grammairiens, le comte de Chateaubriand, Le Gonades de Tressan, de La Lande de Calan, Huon de Penanster, les abbés Buléon et Le Clerc, le docteur René Le Fur, le colonel Bourgeois, Jos Parker, Tves Berthou, Alfred Lamar, Henri de la Guichardière, Louis Beau-frère, Savidan,Yves le Stanc, Jean Le Fustec, Henry Quilgars, (écrivains et journalistes), Delaunay, peintre, Emile Hamonic, le bon photographe populaire, Fournier d’Albe, celtisant irlandais, Le comte de Laigue (mort d’hier 10/10/1942), M. Grivart de Kerstrat, M. François Vallée, M. Sullian Collin (vice-président de l’URB), Taldir Jaffrennou, Loeïz Herrieu, Léon Le Berre, Francis Even, André Degout et Toulouse, MM. de Kerjagu, de Kerguezec, de Pontbriand, etc…, Adrien de Carné, Pierre Mocaër, le commandant Le Nepvou de Carfort, Arthur de Dieuleveult, Loeïz ar Floc’h, Jean Choleau, Le Garrec, Le Dault, Yves Le Diberder, A. Boscher, Jehan de Guenyveau, Marquis de Sécillon, Camille Le, Mercier d’Erm, Kloada ar Prat, Pierre de Portgamp, le baron de Wismes, Francis Gourvil, Roger Grand, Pocquet du Haut Jussé, le colonel du Halgouët, Auguste Dupouy, le docteir Mangue, Paul Ladmirault, Jean Cadic, Cuillandre, le comte de Ronseray

le docteur Guégan (président de la Fédération des Cercles Celtiques)

 

Le développement économique à Avessac

La voie ferrée qui traverse le nord de la commune est achevée en 1862. Avec elle arrive une nouvelle conception de l’agriculture, plus scientifique que raisonnée. Jules Rieffel a créé une école régionale d’agriculture à Nozay. Les nouveaux agronomes sont à l’œuvre. Les défrichements s’accélèrent. A la naissance du marquis le 1/3 des terres de la commune était en landes nécessitant des bras. Du matériel nouveau apparaît. La charrue Dombasle pointe ses socs ; on en fabrique pas loin d’ici à Châteaubriant ou à Redon. Les engrais apparaissent ; ainsi Guillaume Ricordel en 1867 doit-il 84 f. à un dénommé Durand. peut-être s’agit-il du noir animal ou de guano venu d’Amérique. Les amendements calcaires améliorent les sols. Un four à chaux, est même édifié après 1844 tout près de la gare, et de la propriété du Port d’Or. Il a la particularité d’être enterré.

Les grands propriétaires fonciers sont à la tête de cette révolution …agricole ; par altruisme agronomique pour certains mais avant tout par intérèt économique et politique. Les propriétés sont mises en valeur ainsi voit-on apparaître le pin maritime très présent encore aujourd’hui sur la commune. Ils organisent des concours agricoles et poussent leur paysans à y partiiper. Auprès des masses laborieuses ils conservent du prestige par les conseils qu’ils prodiguent, mais aussi par la crainte qu’ils inspirent et qui poussent les villageois à ôter leur chapiaow  (chapeau) quand ils croisent leur chemin.

L’aristocratie terrienne occupe une place disproportionnée à leur nombre à l’assemblée. En 1885, 23 députés bretons sur 45 sont d’origine noble. (p. 40 - Serge Libot)

La mécanisation de l’agriculture

Ce n’est que vers la fin des années 1880 qu’une révolution du machinisme commence à bouleverser les campagnes. Des machines perfectionnées remplacent très lentement les outils ancestraux : la charrue-brabant lemporte sur l’araire, la fauchause sur la faux, la machine à battre sur le fléau et peu après, le semoir sur les semailles àv la volée.

La batterie à vapeur fait son apparition apportant dans les villages un air de fête et de convivialité. Dans la poussière, sous le soleil les “battous“ vont par frairie de ferme en ferme engranger les moissons. (p. 43 - Serge Libot)

Après les industriels nantais (Leroux, Lotz…) dans les année 1870, les frères Huard de Châteaubriant perfectionnent la charrue brabant et proposent “un outil léger, solide, d’un usage facile, à des prix modiques“ dès le début du siècle. Ils transforment l’entreprise artissanale en grande société industrielle. De nombreuses foire sont crées à cette époque pour lesquelles la commune doit donner son avis : Conquereuil, St-Gildas des Bois, La Gacilly, Massérac, St-Ganton, ainsi qu’une nouvelle à Avessac le 3e mercredi de décembre. En 1895, Régis de l’Estourbeillon fonde le comice agricole cantonal de St-Nicolas de Redon dont il prend la présidence.

 

Comment qualifier Régis de l’Estourbeillon

Homme politique, érudit, historien, folkloriste, premier “provincialisme“ du pays bretonnant ?

Aristocrate catholique légitimiste (droite monarchiste), et régionaliste.

 

Démarche pour la Bretagne au moment du Traité de paix en 1919

Lettre ouverte à M. Poncaré en 1926 quand il reconnaît la nécessité du bilinguisme… en Alsace, contient cette phrase : “Ce qui est juste et légitime, nécessaire même, comme vous l’avez écrit, M. Le Président du Conseil, pour nos frères d’Alsace, ne l’est-il pas au même titre pour le peuple breton ? Nous ne demandons que la Justice et le respect d’imprescriptibles droits. Le jour où vous aurez le courage de les affirmer, pour nous comme pour les autres, personne chez nous n’aura ni l’inconscience, ni la criminelle audace de se proclamer séparatiste breton.“

M. Poncaré répondit : “non !“

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Régis de l’Estourbeillon soumet début 1943 un “Projet de statut pour la Bretagne“ mais il est inconstitutionnel car autonomiste. (Sur les traces d'un marquis catholique et breton - Serge Libot p. 154) 

Les trois sœurs (Marie, Gwénola, Adeline) qui vivaient avec Régis de l’estourbeillon sont tondues à Penhouët pour avoir tenu selon Hubert du Plessis des propos collaborationnistes et pro-allemends appelant notamment à participer au STO.

Maria parlait beaucoup selon des membres de sa famille et trop, ajoutée à cela une forme de “condescendance“ de classe propre à attiser la vengeance.

Certains parlent d’une liaison entre Adeline et un officier de la Wehrmach du nom de Friedrich (mémoire Damien Lucas).

Toujours selon certaines sources familiales Régis de l’Estourbeillon n’était absolument pas pro-allemand.

Les beaux-parents d’Alexandre Moineau chargés de la garde et de l’entretien du château de penhouët seront renvoyés par représailles.

Madame Prader propriétaire du château de kerhéol et de la ferme de l’Estoubillonnais est tondue également (p. 165)

Le marquis de “Penhouë“ comme on disait familièrement à Avessac, meurt le 7 septembre 1946 sans avoir eu de compte à rendre à la justice des hommes et à l’épuration officielle. (p. 166)

La propriété sera vendue par Marie Riou à madame d’Entremeuse vers 1950.

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Le 29 juin 1952, inauguration de la statue de Nominoë à Bains-sur-Oust.

Le comité d'inauguration est présidé par M. du Halgouet et 4 membres : Mme la marquise de l'Estourbeillon, la comtesse de Rohan-Chabot, le chanoine Favé, aumônier général de Bleun-Brug, M. l'abbé Le Floch, directeur de la revue “Kaierou,Kristen“

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Régis de l’estourbeillon propriétaire du château de Penhouët, n’a vécu en permanence à Avessac qu’à partir de 1936. Il s’occupe du domaine de Penhouët qui compte une douzaine de fermes. Il s'installe d'abord à Penhouët mais la situation se détériorant, il quitte Penhouët et s'installe à La Bigotaie. Marié le 19 avril 1888 à Anaïs Le Bourg de Tavannes. cette dernière  meurt en 1930. Il se remarie le 18 juin 1931 à Paris avec Marie Riou (1872-1965) originaire de Plounéour-Lanvern (29).

Régis de l'Estourbeillon n'aura pas de descendance.

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recensement de 1866 à Avessac, château de Penhoët  (p.25/57), maison 305, ménage 316

n° 1437 - de l’Estourbeillon Armand propriétaire chef de ménage, 37 ans

n° 1438 - de Belle islle Marie Caroline son épouse, 30 ans

n° 1439 - de l’Estourbeillon Régis Joseph Marie leur fils, 8 ans

n° 1440 - de l’Estourbeillon Marie Caroline Charlotte leur fille, 5 ans

n° 1441 - Mahé Jean leur régisseur, 30 ans

n° 1442 - Berrue Marie Joseph cuisinière, 24 ans

n° 1443 - Bodiguel Claire femme d’enfants, 26 ans

n° 1444 - Merceraie Marie Joseph femme d’enfants, 24 ans

n° 1445 - Fossé Marie Joseph fille de chambre, 16 ans

n° 1446 - Leroux Jeanne vachère, 36 ans

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recensement de 1896 à Avessac, Penhoët  (p.26/65), maison 1, ménage 1

n° 1 - Pépin de Belleisle Anne Marie Caroline propriétaire, chef de ménage (veuve du marquis de l’Estourbeillon) ° 1873

n° 2 - de l’Estourbeillon Marie Caroline 23 ans propriétaire fille  °1878 

n° 3 - Mahé Jean 59 ans, régisseur M………

n° 4 - Letourneux Angèle 20 ans, domestique

n° 5 - Leroux Françoise 22 ans, domestique

n° 6 - Jancourt Marin (Marie !!) 21 ans, domestique

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recensement de 1936 à Avessac, à Penhouët  (p.19/51), maison 353, ménage 371

n° 1075 - de l’Estourbeillon Régis °1858 Nantes chef de ménage, propriétaire

n° 1076 - Riou Maria °1872 Plouénour-M…… 29, épouse, sans profession

n° 1077 - Kervran Pierre °1899 Spéret chef chauffeur de l’Estourbeillon

n° 1078 - Moisne Jeanne °1902  Spéret épouse, domestique

 

Par ailleurs, Il a été président du syndicat agricole des deux cantons de Vannes en 1898, puis fondateur du Comice agricole de Saint-Nicolas de Redon en 1895.

Une douzaine de fermes qui ont toutes entre 25 et 30 hectares de superficie

La Bigotaie, (métayer en 1943 Louis Martin) 

l’Estourbillonnais, 

Penhouët, 

la Tournaie (Tournée), 

la Caroline, 

Saint-Amand, 

le Haut-Gland,

Belle-Issle, 

la Chauvinaie (Chauvinais), métayers ; Alliot 

Keranglat, 

Saint-Yves (métayer : Julien Bonnier d’Abbaretz x Jeanne Marie en 1902, 

la Touche, (métayers : Joseph Alliot (1816-1901), Jean-Marie Alliot (1963-1943), Armand Alliot (1896-1977).

En 1940, il fallait fournir : 5 hl d'avoine ou de blé noir, 5 m3 de fumier, 12 kg de beurre frais, 12 poulets, 65 œufs, une barrique de bon cidre, 6 charrois et un fermage de 3500 francs qui passera à 9000 francs en 1943

En 1949 un bail est passé entre Mr et Mme Alliot de la ferme de la Chauvinais et Mme la marquise de l'Estourbeillon pour un montant de 102.000 francs. 

Selon la volonté de Régis de l'Estourbeillon les fermes ont toutes été vendues aux exploitants dans des conditions très avantageuses lorsque que Mme Riou quitta le domaine au début des années 50 pour Paris.

 

Les défricheurs 

Les Férand, Niel, Boucaud, Le Tertre de la Rouaudais venus du Petit-Mars, Martin de Remballais venus de Derval (p.101 - Serge Libot)

 

C’est surtout la seconde épouse du marquis, Marie Rosenn Riou après 1931 et ses deux sœurs (Gwénola et Adeline), qui s’occupaient des relations de fermages. Elles étaient très à cheval sur les usages notamment du respect qui devait leur être accordé (p. 99)

“ainsi les deux filles du métayer de la Chauvinaie, Geneviève et Maryvonne Alliot, devaient descendre de byciclette pour les saluer en inclinant la tête ; ou lorsque la table était mise ne pas oublier d’aller chercher la marquise en disant à la cantonade “Madame est servie“.