SOMMAIRE
Conquête de l’Algérie (1830‑1847)
Les Journées de Juin 1848 à Paris
Conquête de l’Algérie (1830‑1847)
Intervention française à Rome (1849)
Expéditions au Sénégal (1854‑1865)
Conquête de la Cochinchine (1858‑1862)
Expédition du Mexique (1862‑1867)
Guerre franco‑prussienne (1870‑1871)
La Commune de Paris, 18 mars au 28 mai 1871
Insurrection kabyle contre l’administration française (1871)
Campagne du Tonkin (1873‑1885)
Conquête de l’Algérie (1830‑1847)
Quand on évoque la guerre d’Algérie, on pense spontanément à la guerre d’indépendance de 1954 à 1962, qui mit fin à 132 ans de présence coloniale française. Mais une première guerre, souvent oubliée, opposa déjà la France aux Algériens entre 1830 et 1847, lors de la conquête du pays. Ce long conflit, fait d’expéditions militaires, de sièges et de révoltes, posa les bases d’une domination coloniale durable.
L’origine du conflit remonte à l’affaire dite du « coup d’éventail » du 30 avril 1827. Ce jour-là, le dey d’Alger Hussein gifla le consul de France Pierre Deval, après un différend au sujet d’une dette contractée sous Napoléon Ier pour l’achat de blé algérien. Trois ans plus tard, le roi Charles X, en difficulté politique, décida d’en faire un prétexte pour une expédition punitive destinée à redorer son image.
Le 14 juin 1830, une armada française – plus de 100 navires de guerre et 500 bâtiments de transport – débarqua à Sidi Ferruch, près d’Alger. Le 4 juillet, la ville capitula : le dey s’exila, et la France mit la main sur une partie du trésor d’Alger. Cependant, la « révolution de juillet 1830 » entraîna l’abdication de Charles X, et son successeur Louis‑Philippe hésita d’abord à poursuivre l’aventure avant de confirmer la conquête.
Les Journées de Juin 1848 à Paris
La Commune de Paris est un soulèvement révolutionnaire qui dure un peu plus de deux mois, du 18 mars au 28 mai 1871. Elle commence lorsque les Parisiens refusent de laisser le gouvernement d’Adolphe Thiers, replié à Versailles, reprendre les canons de la Garde nationale. La Commune de Paris est alors proclamée. Un affrontement oppose les Communards au gouvernement versaillais, qui organise le siège et la reprise de la capitale. Du 21 au 28 mai 1871, les troupes versaillaises reconquièrent Paris lors de la « Semaine sanglante » : combats de rue, exécutions sommaires, incendies de bâtiments publics (notamment les Tuileries et l’Hôtel de Ville). La répression est extrêmement violente : on estime généralement le nombre de morts entre 10 000 et 20 000, parfois jusqu’à 30 000 selon certaines sources. S’y ajoutent des arrestations massives, des déportations (notamment en Nouvelle-Calédonie) et de nombreuses condamnations.
Intervention française à Rome (1849)
En 1849, les troupes françaises interviennent à Rome pour étouffer la République romaine et rétablir le pouvoir du pape – un épisode révélateur des ambitions diplomatiques et spirituelles de la France.
Expéditions au Sénégal (1854‑1865)
Les expéditions de Faidherbe contre les royaumes locaux au Sénégal posent les bases de l’Afrique Occidentale française.
Guerre de Crimée (1853‑1856)
La guerre de Crimée est un affrontement décisif entre la coalition occidentale (France, Royaume Uni, Empire ottoman et Sardaigne) et la Russie : une guerre moderne avant l’heure, à laquelle participèrent parfois des soldats bretons de nos communes, engagés jusque dans les combats lointains de Sébastopol.
Conquête de la Cochinchine (1858‑1862)
La France poursuit l’extension de son empire.
Campagne d’Italie (1859)
La campagne d’Italie contre l’Autriche est marquée par les batailles de Magenta et de Solferino.
Expédition du Mexique (1862‑1867)
Sous Napoléon III, les interventions se multiplient encore. L’expédition du Mexique, entreprise audacieuse et tragique, visait à établir un empire catholique sous le règne de Maximilien, avant de s’achever dans le désastre et le retrait des troupes françaises.
Guerre franco‑prussienne (1870‑1871)
Le siècle s’achève sur la guerre de 1870 1871, qui oppose la France à la Prusse et à ses alliés allemands. Ce conflit ravageur entraîne la chute du Second Empire, la proclamation de la Troisième République et la perte douloureuse de l’Alsace Lorraine.
La Commune de Paris, 18 mars au 28 mai 1871
La Commune de Paris est un soulèvement révolutionnaire qui dure un peu plus de deux mois, du 18 mars au 28 mai 1871. Elle commence lorsque les Parisiens refusent de laisser le gouvernement d’Adolphe Thiers, replié à Versailles, reprendre les canons de la Garde nationale. La Commune de Paris est alors proclamée. Un affrontement oppose les Communards au gouvernement versaillais, qui organise le siège et la reprise de la capitale. Du 21 au 28 mai 1871, les troupes versaillaises reconquièrent Paris lors de la « Semaine sanglante » : combats de rue, exécutions sommaires, incendies de bâtiments publics (notamment les Tuileries et l’Hôtel de Ville). La répression est extrêmement violente : on estime généralement le nombre de morts entre 10 000 et 20 000, parfois jusqu’à 30 000 selon certaines sources. S’y ajoutent des arrestations massives, des déportations (notamment en Nouvelle-Calédonie) et de nombreuses condamnations.
Insurrection kabyle contre l’administration française (1871)
La dernière grande insurrection du XIXe siècle impliquant la France est la révolte menée par Cheikh Mokrani en Algérie (1871). Cette insurrection kabyle contre l’administration française mobilise environ 100 000 soldats.
Campagne du Tonkin (1873‑1885)
Conquête de la Tunisie (1881)
Le Kef le 27 avril, Bizerte le 1er mai, soulèvement de Sfax le 20 juin suivi d’un bombardement naval, reprise de Sfax le 16 juillet, puis Kairouan le 28 octobre
Conquête coloniale de Madagascar (1883‑1896)
Protectorat français après le bombardement de Tamatave en 1885, la prise de Tananarive en 1895 est suivie de l'annexion de Madagascar en 1896.
Révolte des Boxers (1900-1901)
