Le recrutement militaire français a pour base géographique le canton. Chaque année on recense la classe en âge de servir, c'est-à-dire tous les jeunes de 20 ans domiciliés dans le canton. Le service militaire n'étant pas universel jusqu'en 1904, seuls certains jeunes de la classe effectuent leur service. Le choix se fait par tirage au sort. Ceux qui tirent un "mauvais numéro" sont tenus de passer plusieurs années sous les drapeaux, à moins qu'ils ne se fassent remplacer.
SOMMAIRE
Conquête de l’Algérie (1830‑1847)
Les Journées de Juin 1848 à Paris
Conquête de l’Algérie (1830‑1847)
Intervention française à Rome (1849)
Expéditions au Sénégal (1854‑1865)
Conquête de la Cochinchine (1858‑1862)
Expédition du Mexique (1862‑1867)
Guerre franco‑prussienne (1870‑1871)
La Commune de Paris, 18 mars au 28 mai 1871
Insurrection kabyle contre l’administration française (1871)
Campagne du Tonkin (1873‑1885)
Conquête de l’Algérie (1830‑1847)
Quand on évoque la guerre d’Algérie, on pense spontanément à la guerre d’indépendance de 1954 à 1962, qui mit fin à 132 ans de présence coloniale française. Mais une première guerre, souvent oubliée, opposa déjà la France aux Algériens entre 1830 et 1847, lors de la conquête du pays. Ce long conflit, fait d’expéditions militaires, de sièges et de révoltes, posa les bases d’une domination coloniale durable.
L’origine du conflit remonte à l’affaire dite du « coup d’éventail » du 30 avril 1827. Ce jour-là, le dey d’Alger Hussein gifla le consul de France Pierre Deval, après un différend au sujet d’une dette contractée sous Napoléon Ier pour l’achat de blé algérien. Trois ans plus tard, le roi Charles X, en difficulté politique, décida d’en faire un prétexte pour une expédition punitive destinée à redorer son image.
Le 14 juin 1830, une armada française – plus de 100 navires de guerre et 500 bâtiments de transport – débarqua à Sidi Ferruch, près d’Alger. Le 4 juillet, la ville capitula : le dey s’exila, et la France mit la main sur une partie du trésor d’Alger. Cependant, la « révolution de juillet 1830 » entraîna l’abdication de Charles X, et son successeur Louis‑Philippe hésita d’abord à poursuivre l’aventure avant de confirmer la conquête.
Les Journées de Juin 1848 à Paris
La Commune de Paris est un soulèvement révolutionnaire qui dure un peu plus de deux mois, du 18 mars au 28 mai 1848. Elle commence lorsque les Parisiens refusent de laisser le gouvernement d’Adolphe Thiers, replié à Versailles, reprendre les canons de la Garde nationale. La Commune de Paris est alors proclamée. Un affrontement oppose les Communards au gouvernement versaillais, qui organise le siège et la reprise de la capitale. Du 21 au 28 mai 1848, les troupes versaillaises reconquièrent Paris lors de la « Semaine sanglante » : combats de rue, exécutions sommaires, incendies de bâtiments publics (notamment les Tuileries et l’Hôtel de Ville). La répression est extrêmement violente : on estime généralement le nombre de morts entre 10 000 et 20 000, parfois jusqu’à 30 000 selon certaines sources. S’y ajoutent des arrestations massives, des déportations (notamment en Nouvelle-Calédonie) et de nombreuses condamnations.
Intervention française à Rome (1849)
En 1849, les troupes françaises interviennent à Rome pour étouffer la République romaine et rétablir le pouvoir du pape – un épisode révélateur des ambitions diplomatiques et spirituelles de la France.
Expéditions au Sénégal (1854‑1865)
Les expéditions de Faidherbe contre les royaumes locaux au Sénégal posent les bases de l’Afrique Occidentale française.
Guerre de Crimée (1853‑1856)
La guerre de Crimée est un affrontement décisif entre la coalition occidentale (France, Royaume Uni, Empire ottoman et Sardaigne) et la Russie : une guerre moderne avant l’heure, à laquelle participèrent parfois des soldats bretons de nos communes, engagés jusque dans les combats lointains de Sébastopol.
Conquête de la Cochinchine (1858‑1862)
La France poursuit l’extension de son empire.
Campagne d’Italie (1859)
La campagne d’Italie contre l’Autriche est marquée par les batailles de Magenta et de Solferino.
Expédition du Mexique (1862‑1867)
Sous Napoléon III, les interventions se multiplient encore. L’expédition du Mexique, entreprise audacieuse et tragique, visait à établir un empire catholique sous le règne de Maximilien, avant de s’achever dans le désastre et le retrait des troupes françaises.
Guerre franco‑prussienne (1870‑1871)
Le siècle s’achève sur la guerre de 1870 1871, qui oppose la France à la Prusse et à ses alliés allemands. Ce conflit ravageur entraîne la chute du Second Empire, la proclamation de la Troisième République et la perte douloureuse de l’Alsace Lorraine.
Les Vétérans Glénacois de la guerre de 1870
Le
blog de Jean-Claude
Campagne des zouaves pontificaux et participation des volontaires de l’ouest à la guerre de 1870.
Le bataillon des Zouaves pontificaux, créé le 1er janvier 1861 sur le modèle des troupes de zouaves de l'armée française, dont l'uniforme exotique est très populaire au milieu du XIXe siècle
devenu régiment au 1er janvier 1867, est constitué de volontaires, majoritairement français, belges, néerlandais et canadiens français, venus défendre l'État pontifical, dont l'existence est
menacée par la réalisation de l'Unité italienne au profit du Piémont. Son histoire est corrélée à la dernière décennie de l'État du Saint-Siège (1860-1870). Le régiment est licencié le 21
septembre 1870 à la suite de la disparition des États pontificaux. (Wikipedia)
Les Volontaires de l'Ouest (parfois appelés Légion des Volontaires de l'Ouest) étaient un corps de volontaires français, principalement d'anciens zouaves
pontificaux, qui ont participé à la guerre de 1870-1871 contre les Prussiens.
Pierre MEREL, un "gacilien", soldat zouave pontifical
États de service de Pierre MEREL
Source (Michel Prati) : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32141124?rk=21459;2
Régiment des zouaves pontificaux, liste des zouaves ayant fait partie du Régiment du 1 janvier 1861 au 20 septembre 1870, tome 2, page 42.
Synthèse des recherches
Pierre Marie Emmanuel MEREL est né le 7 novembre 1843 à La Gacilly. Il est le fils de Marie GILAIS (ou GILET), décédée à La Gacilly le 12 décembre 1844, et de Pierre MEREL, serrurier né à
Brain-sur-Vilaine, décédé à La Gacilly le 8 avril 1855.
En 1863, Pierre a probablement été inscrit à la classe de recrutement de La Gacilly. Sa carrière militaire débute d'abord en France, puis dans les rangs des zouaves pontificaux : le 29 octobre 1867, il est enregistré sous le matricule 4514. Il est libéré le 29 octobre 1869, puis réengagé le 6 janvier 1870, avec le matricule 9705. Il est nommé caporal le 21 mai 1870. Son dossier mentionne ensuite le siège de Rome en 1870, puis la campagne de France de 1870-1871 au sein des Volontaires de l’Ouest.
Pendant cette campagne, il est noté le 7 octobre 1870 sous le matricule 66, avec la mention « 2/1, comme caporal ». Le 27 novembre 1870, il est indiqué « passé caporal, 1/1 ». Il est libéré le 16 mars 1871. Ses états de service renvoient aux grandes opérations de la campagne de l’Ouest : les combats d’Orléans des 10 et 11 octobre 1870, la bataille de Loigny du 2 décembre 1870, et les affaires du Mans, c’est-à-dire la bataille du Mans des 9 au 12 janvier 1871. À Loigny, les Volontaires de l’Ouest figurent parmi les troupes engagées aux côtés du général de Sonis.
La ligne « Méd. Ment. Et B. M. » de ses états militaires indique enfin qu’il a reçu des décorations : la médaille de Mentana, liée à la défense des États pontificaux, et la Bene Merenti, distinction du Saint-Siège, marquent un parcours militaire placé sous le signe de l’engagement catholique et pontifical.
Après la période militaire, l’avis de décès du 16 février 1874 concernant Pierre MEREL indique qu’il était boulanger, célibataire et domicilié à Bourg-des-Comptes. Il est mort à l’âge de 30 ans.
Autres sources
Témoignages et ego-documents concernant la guerre de 1870-1871 dans l’Ouest
Coëtmeur, Pierre, « Carnet de route de Pierre Coëtmeur, zouave pontifical (11 novembre 1870-2 mars 1871) », Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, 1972, p. 145-166.
Combattre « pour Dieu et pour la patrie » : le recrutement des volontaires de l’Ouest en 1870-1871, par Patrick Nouaille-Degorce
Découvrir le site L'armée de la Loire
Division de Bretagne, 4e division du 21e corps
Les oubliés de la guerre de 1870
Source Geneanet Dominique FIRMERY-SIMON
Liste non exhaustive des militaires décédés durant la guerre Franco-Prussienne de 1870, dont:
Glénac
La Chapelle-Gaceline
néant
La Commune de Paris, 18 mars au 28 mai 1871
La Commune de Paris est un soulèvement révolutionnaire qui dure un peu plus de deux mois, du 18 mars au 28 mai 1871. Elle commence lorsque les Parisiens refusent de laisser le gouvernement d’Adolphe Thiers, replié à Versailles, reprendre les canons de la Garde nationale. La Commune de Paris est alors proclamée. Un affrontement oppose les Communards au gouvernement versaillais, qui organise le siège et la reprise de la capitale. Du 21 au 28 mai 1871, les troupes versaillaises reconquièrent Paris lors de la « Semaine sanglante » : combats de rue, exécutions sommaires, incendies de bâtiments publics (notamment les Tuileries et l’Hôtel de Ville). La répression est extrêmement violente : on estime généralement le nombre de morts entre 10 000 et 20 000, parfois jusqu’à 30 000 selon certaines sources. S’y ajoutent des arrestations massives, des déportations (notamment en Nouvelle-Calédonie) et de nombreuses condamnations.
Les oubliés de la Commune
Source Geneanet Dominique FIRMERY-SIMON
Liste non exhaustive des militaires décédés durant la Commune de Paris en 1871
Insurrection kabyle contre l’administration française (1871)
La dernière grande insurrection du XIXe siècle impliquant la France est la révolte menée par Cheikh Mokrani en Algérie (1871). Cette insurrection kabyle contre l’administration française mobilise environ 100 000 soldats.
Campagne du Tonkin (1873‑1885)
Conquête de la Tunisie (1881)
Le Kef le 27 avril, Bizerte le 1er mai, soulèvement de Sfax le 20 juin suivi d’un bombardement naval, reprise de Sfax le 16 juillet, puis Kairouan le 28 octobre
Conquête coloniale de Madagascar (1883‑1896)
Protectorat français après le bombardement de Tamatave en 1885, la prise de Tananarive en 1895 est suivie de l'annexion de Madagascar en 1896.
Révolte des Boxers (1900-1901)
