Description du monument "Dolmen des Tablettes" à Cournon par Joël Lecornec,
conservateur de la Société Polymathique du Morbihan. Il est, en autre l’auteur des fouilles et de la restauration du Petit–Mont à Arzon.
conservateur de la Société Polymathique du Morbihan. Il est, en autre l’auteur des fouilles et de la restauration du Petit–Mont à Arzon.
| Ce type de monument mégalithique a été défini en 1956 par M. Gruet comme
monument à chambre quadrangulaire précédée d'une antichambre moins
large et moins haute, et à dalle de couverture monolithique. Il lui fut
attribué le nom de «Dolmen angevin à portique ». La répartition locale et générale de ces mégalithes fait apparaître une concentration dans le Saumurois avec essaimage vers la Vienne, l'Indre-et-Loire, les Deux-Sèvres et la Vendée. Parmi les monuments de type angevin les mieux connus citons : Bagneux à Saumur, la Frébouchère-au-Bernard en Vendée, la Roche aux Fées à Essé en Ille-et-Vilaine, la Maison-Trouvée à la Chapelle-Caro (monument de type «court»). Les Tablettes de Cournon sont signalées en 1887, mais furent fouillées (!!) maladroitement quelques vingt-cinq ans auparavant (Cayot-Delandre). A l'époque le monument aurait mesuré 5 m de Iongueur, 2,70 m de largeur, 1,50 m de hauteur cette fouille ancienne aurait eu pour conséquence le bris d'une dalle de couverture, la seconde dalle de couverture se fendant à son tour en 1887. Lorsqu' on lit le rapport de R. de Gouyon, maire de Cournon, qui fit procéder à une restauration. On note que chacune des deux tables mesurait 5 m. Le monument aurait donc mesuré 10 m et non 5 m. Pour sa part, Louis Marsille assistant aux travaux de restauration (cf. BSPM 1933), rapporte que le couloir qu'il nomme « galerie » est petit par rapport à la chambre qu'il dit partagée en trois compartiments par des supports placés transversalement (cela rappelle le plan de la Roche aux Fées) et il signale un double dallage constituant le sol. Les constructeurs néolithiques ont utilisé les roches affleurantes locales (1) : poudingue, grès armoricain. Selon J. l'Helgouac'h, les constructeurs appartiendraient à un groupe de populations bien défini vivant à l'écart des grands ensembles culturels du Néolithique final, explicable par la faible extension en dehors de la zone de forte concentration saumuroise. |
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| (1) Plus précisément les dalles sont en conglomérat de Montfort et un des piliers est un roussard (sables pliocènes indurés ferrugineux). |
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| Poudingue de Montfort | Début 20 ème siècle | en 2010 |


