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Conférence "Chouans d'ici et d'ailleurs"

Une conférence animée par Michel BERENGER, suivie d'un verre de l'amitié

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2012-09-27 00:00 par Alain BERNARD (0 commentaires)

Visite Moncontour - Lamballe

Le 27 septembre 2012 Sortie associative : 35 personnes ont participé à cette promenade à Moncontour et Lamballe.

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Patrimoine > La Gacilly Patrimoine > Documentation > Article presbytère
Introduction
A l’angle de la rue La Fayette et de la rue du Relais postal, non loin du Bout du Pont, une bâtisse à l’aspect austère se dresse. Elle fut de 1828 à 1957 le presbytère de la paroisse de la Gacilly. C’est dans cette demeure que l’abbé Chérel écrivit son manuscrit sur l’histoire de notre commune
Genése d'une reherche

 

Aussi évoquer ce lieu et narrer son histoire paraît important. Voici la narration de Christian Le  Quellec, l’auteur de cette étude faite en 2006 :

« L’association gacilienne de protection du patrimoine (A.G.P.P.) ayant appris le départ de Michel et Magali Brat (artisans spécialisés en armes et costumes médiévaux), propriétaires de la maison dite « l’ancien presbytère » s’interrogeait sur le devenir de cet objet patrimonial qui ornait autrefois la façade sud de la maison, à savoir un cadran solaire daté de 1774. Ce dernier avait été sauvé de la ruine par Michel Brat lors de la restauration de la maison qu’il fit en six mois de fin 1993 à mai 1994. Il le retira de la façade où il était serti dans un enduit à la chaux. Michel et Magali étant des amis, je leur ai demandé que cette pièce unique me soit prêtée pour en faire des copies : l’une sur schiste d’Angers et l’autre sous forme d’empreinte en silicone.


cadran solaire Ce cadran comporte en partie supérieure deux écus de forme ovale, mais muets ! Etait-ce voulu, ou bien les armoiries qui auraient pu y être gravées se sont-elles effacées au fil du temps ? Une réponse pouvait être apportée en recherchant les propriétaires du 18e siècle, qui étaient inconnus aux-dire des spécialistes.

 

Travaillant à l’inventaire des documents de l’AGPP, Louis Perrigue me montra un dossier d’actes notariés du 18e siècle. Ceux -ci concernaient une maison dite de la Motte en 1764. Ce dossier trouvé dans le bureau du maire, par l’ancien secrétaire de mairie, monsieur Saloux, n’avait apparemment fait l’objet d’aucune étude approfondie. Au vu de l’écriture, un long travail de paléographie était à entreprendre.

Le désir de connaître les armoiries qui auraient pu y être gravées, m’entraîna dans une étude sérieuse du dossier. Après un classement chronologique de toutes les pièces, j’ai réalisé un « nettoyage informatique » des textes puis effectué leur déchiffrage : en particulier sur un livret du 1683 comprenant 71 pages et dont l’écriture diffère très sensiblement de la nôtre. Le scripteur avait une écriture régulière et utilisait les formes et abréviations en usage à l’époque.

Le résultat de ce travail inclut la période où la maison a été presbytère mais aussi la période actuelle.

Inventaire des actes notariés

5 octobre 1636-Premier document manuscrit, c’est une copie de la déclaration fournie à Gilles de Talhouët, seigneur de La Gacilly. Il concerne une terre appelée « Clos de La Gacilly» pour laquelle certains Gaciliens doivent s’acquitter de taxes. Ce texte ne concerne pas directement la maison, mais une terre appartenant au sieur Grimaud. C’est par succession que cette terre dépend de la maison.
 
7 janvier 1683-Il s’agit du livret manuscrit authentique de 71 pages déjà évoqué. C’est l’acte d’acquisition par sieur René Tual et de sa femme, Suzanne Blondel, de » la maison de la Gacilly » tel qu’il est écrit sur le document. Les biens acquis proviennent d’une vente de l’héritage de feu Guillaume Boucher dont ses enfants, Boucher, Civier, sont vendeurs. C’est le document principal.
A la date du 22 janvier 1682, nous pouvons lire une visite de la maison, avec description et situation de cette dernière « et les autres biens dont une grange située au Cas Rouge de la Gacilly, le pré des Brelles, une grande terre à l’Orient au taillis des Brelles etc. » ainsi que les coûts au 29 janvier 1682. On y apprend que les notaires ont déjà visité la maison le 5 août 1677 et qu’une irrégularité concernant les bannies (annonces de la mise en vente) a fait condamner Gaillard, le défenseur de René Tual. Suite à ce fait, la maison est remise en adjudication le 7 janvier 1683.

14 juillet 1683-La copie d’un document manuscrit nous relate une vente de biens, « le tout situé dans la paroisse de Carentoir », hérités par François Houët, sieur de la Touche, demeurant en la ville de Montfort, à René Tual, sieur de Mellon, demeurant en la ville de la Gacilly. Cette pièce traite d’une dépendance de la maison. L’explication nous en est fournie par Louise Renée Tual, sa fille, dans une lettre du 12 janvier 1760.

 12 janvier 1760-Ce document manuscrit concerne la vente de la maison par Louise Renée Tual, veuve L’Affiton, fille de feu René Tual. Ce document capital opère la liaison avec l’ensemble du dossier et particulièrement avec le livret de 1683.

12 janvier 1760-Ce document manuscrit nous apprend que la maison est louée au sieur Belleville Le Marchand. Suite à la requête de demoiselle Anne Le Priolic veuve Blanchart, la visite de la maison est mentionnée. Elle « consiste en deux appartements d’embas, un entre-deux, deux chambres hautes, un grenier au-dessus des chambres », puis une description de l’extérieur:  « cour devant, un petit jardin derrière et un grand jardin au pignon occidental ».Ensuite ils se sont transportés jusqu’au pré nommé Bochière avec Yves Gautier, fermier de la veuve L’Affiton (Louise Tual) et jusqu’au domaine du château situé dans l’enclos de la ville où ils visitent trois pièces labourables.

20 avril 1760-Ce document manuscrit consigne les trois bannies effectuées par Jan Leblanc, sergent du marquisat de la Bourdonnaye. Ces trois bannies font état du contrat d’acquêt de demoiselle Le Priolic veuve Blanchart à demoiselle Louise Tual.

14 juillet 1764-Ce document manuscrit rend compte de l’achat d’un autre bien effectué par Le Gall et son épouse, Gillette Magdeleine Blanchard(t). L’analyse comparative de la description et de la situation de cette maison avec celle du livret ainsi que le prix d’achat très inférieur à celui de 1760, permet d’affirmer que ce document ne concerne pas la maison mais l’acquisition d’un autre bien.
24 juillet 1769-Les deux documents étudiés font état d’une affaire de voisinage entre Le Gall et Bruc. Le plan cadastral de 1824 situe la maison Bruc, objet du litige, par rapport à l’ancien presbytère .
1798-1800-Quatre documents concernent la succession de Gilles Le Gall. C’est un arrangement successoral entre le frère, résidant à Nantes, et sa soeur déjà locataire de l’habitation avec son mari Louis Viviers. Nous savons par E. Ducrest de Villeneuve que Marie- Anne Le Gall, veuve Viviers, a vendu sa maison à la commune en 1828.

presbytère en 2005 presbytère 2004



Les autres documents plus récents sont :
-la copie de l’inventaire des biens d’état de 1906,
-l’état des lieux du 30/10/1908 qui rend compte d’un presbytère en mauvais état,
-un procès-verbal d’expertise de 1927 et deux plans de la propriété,
-trois courriers manuscrits en rapport avec l’accord du diocèse,
-cinq courriers dactylographiés de la préfecture concernant la vente en 1926-1928 de la maison, à l’association diocésaine de Vannes, maison qui est presbytère depuis l’achat de 1828,
-une liste de documents sur La Gacilly provenant des archives départementales du Morbihan.

 La maison sera le presbytère de La Gacilly jusqu’en 1957. A cette date, le nouveau maire A. Jouvance vend une demeure située rue Antoine Monteil, le presbytère actuel, à l’abbé Théaud recteur de la paroisse et mandataire de l’association diocésaine. L’ancien presbytère avec ses terres et dépendances est acheté par la commune. Il servira de blanchisserie à la maison de retraite Saint-Jean qui était construite à l’emplacement d’une école de filles. Cette école était bâtie sur le terrain où se dressait autrefois l’ancienne église Saint-Nicolas rasée en 1866. Au fil des ans, l’ancien presbytère se détériore et devient même un squat les dernières années avant sa mise en vente. Cependant la commune procède à la réfection de la toiture et le vend à Michel et Magali Brat en 1993.Ces derniers vont le restaurer et en faire leur habitation et leur atelier d’exposition.
En mai 2007, Philippe Noget, pharmacien à La Gacilly, en devient le nouveau propriétaire.


 plan cadastral_1824  Propriété en1928

 

Les propriétaires de la maison n° 24 de la rue La Fayette dite «Ancien Presbytère»
Dates Propriétaires Commentaires

Documentation

2007 Privé

La maison devient un restaurant,

 
2007-1993 M.et M. Brat

Restauration intérieure et extérieure, sauvetage du cadran solaire daté de 1744. Habitation et leurs ateliers d’artisans.

InterviewM.Brat.Dossier photos Brat.

1993 commune

La maison est abandonnée, très dégradée, on parle de la détruire.

Squat.
1960 commune   Blanchisserie de la maison de retraite construite en 1958-1959.  
1957 commune

A.Jouvance vend au recteur Théaud une maison qui devient le presbytère actuel. La commune récupère l’ancien presbytère et les terrains.

Séance du conseil municipal du17/02/57.
1957-1928 association
diocésaine
de Vannes
   
1928     Vente du presbytère à l’Association Diocésaine de Vannes. A.D.M. 20/61.
1928-1906 commune Location aux desservants (loi de 1905). A.D.M.20/61, état des lieux en 30/10/1908.
1899 commune Grosses réparations : consolidation en pierre de taille, dallage cuisine, restauration intérieure, reprise d’enduit des dépendances, travaux de menuiserie, peinture, tapisserie, plâtrerie, chaulage. A.D.M.20/61.
1889-1888 commune Réparations des dépendances, hangar, buanderie. A.D.M.20/61.
1897   Cession de mitoyenneté de murs à Mr Bourrée. A. Not. de 18/07/1897.
1879 commune Réfection des couvertures de d’un cellier & d’une grange, nouvelle écurie. A.D.M.20/61.
1830 commune Réparations urgente : planchers, salon et chambre au-dessus. A.D.M.20/61.
1828 A.M.Le Gall Suite à l’enquête préfectorale 16 /10 /1808 sur l’habitation des desservants, achat par la commune (M.Barbotin) de la maison délabrée pour un montant de 5 000 francs. A.D.M.20/61,livre de E.D.V., cadastre.
1828-1798 A.M.Le Gall  Succession de Gilles Le Gall. A.Not 14/03/1800, doc. du 21/12/1798.
1798-1764 Gilles Le Gall et M.G. Blanchard(t).  

Vraisemblablement héritage de MG Blanchard(t).

 
1764  P.et M.Chesnais Vente à Gilles Le Gall et M.G. Blanchard(t), maison autre que l’ ancien presbytère ». A.Not 14/07/1764, reg. 12/10/1764 ; Bannies du 10/1764.
1764-1760 A.le Priolic,veuve Blanchard(t) 

Durée de la possession indéterminée à ce jour.

 
1760  Louise Tual
veuve L'Affiton

Vente à A. Le Priolic, veuve Blanchard(t).

A.Not.30/01/1760, A.Not.14/01/1760,

Reg. 30/06/1760

lettre du 30/06/1760.

1760-1682  Tual/Blondel

La maison est en mauvais état,
peut-être restauration en 1744.

Livret de 1683/1698.

1682-1677  Héritiers  Boucher

Vente à Tual/Blondel.

Livret de 1683/1698.

1677 Guillaume Boucher  Premier propriétaire connu (est-ce le bâtisseur?). Livret de 1683/1698.

A.D.M.= archives départementales du Morbihan.
A.Not.= Actes notariés.


Aperçu sur la méthode de travail

Paléographie :
Certains textes du livret de 71 pages présentaient quelques difficultés de lecture directe. Un nettoyage «informatique» des parties rendues difficilement lisibles par la traverse de l’encre, a permis de restituer le texte dans une typographie courante. Le français du texte suffisamment proche du nôtre est donc compréhensible, pour ne pas être traduit.

page décryptée du livret 1783


Généalogie :
L’étude généalogique a permis de confirmer pour la famille le Gall, les liens de parenté entre les divers personnages qui apparaissent au dossier. Il reste à établir de façon plus formelle la relation entre les deux Blanchard(t), relation qui confirmerait que la fille a hérité de la propriété acquise par sa mère. Enfin la généalogie donnée par Louise Renée Tual est appuyée par l’aveu de 1636 : René Grimaud est notaire seigneur de la Bouére et de Villeneuve, sa fille Anne pose en 1626 la seconde pierre de la chapelle Saint-Nicolas construite à la demande de René de Talhouët et de sa femme. Il est le grand-père de Suzanne Blondel.

Utilisation du cadastre de 1824 : Bien que postérieur à la période étudiée, il reste un bon outil (il y a eu peu d’évolution majeure dans le quartier qui nous intéresse). Il permet de vérifier la situation et le descriptif de la maison et le différend de voisinage entre Bruc et Le Gall se comprend facilement.

Analyse architecturale de la maison :
Le 13 mai 2006, en présence du propriétaire, nous avons visité la maison avec monsieur Bernard Monnier, architecte en retraite, qui a exercé son activité durant plusieurs années dans le pays de La Gacilly. Il nous a fourni des éléments intéressants et formulé les hypothèses qui pouvaient être émises.
Il a été noté:
-un remaniement intérieur à la fin du 19e siècle, et ceci au vu des techniques utilisées. Elles permettent de dire que les charpentes droite et gauche, le puits du jardin, les aménagements intérieurs tels que portes et fenêtres datent de cette époque. La salle de gauche, en regard de la façade nord, a été réaménagée au 19e siècle ; ce constat correspond aux nombreuses réparations entreprises et attestées par des documents entre 1879 et 1899.
-un remaniement extérieur important au 18e siècle ; les façades nord et sud semblent avoir été reconstruites ou agrandies, suite à un tassement probable de la moitié gauche de la maison. L’appariement des pierres permet de visualiser les différences lors de cette reconstruction. Ce qui confirmerait les mentions du livret de 1683, page 21, qui font état de la ruine des murailles et pignons de la dite maison.
-La porte de la salle de gauche est du 18e siècle. Les fenêtres sont encadrées de pierres appelées roussards. Celles-ci sont constituées de sables indurés, colorés par des oxydes de fer que l’on trouve sur les hauteurs de La Grée Saint-Jean. Quelques pierres d’encadrement des portes sont en granite, ce qui suggère un réaménagement plus tardif.
-La présence d’un cadran solaire, daté 1744, pourrait signifier une date de restauration de la maison. A cette époque, les maisons étaient recouvertes d’un enduit à la chaux qui a été enlevé tardivement. Michel Brat confirme l’absence d’enduit en dessous du cadran solaire lors de son enlèvement du mur. On peut supposer que le cadran ait été mis en place au moment de la pose de cet enduit (finition de la restauration).
-Il n’y a aucune trace d’une construction antérieure au début 18e siècle, mais le livret de 71 pages nous indique que le 5 août 1677, la maison a été visitée et présentait déjà le même état qu’elle aura en 1683.
De tout ceci, les hypothèses plausibles sont les suivantes:
Pour Bernard. Monnier, la maison est construite sur d’anciennes carrières de schiste qui auraient pu servir à la construction du château et à la première église Saint-Nicolas qui sera agrandie d’une chapelle au sud en 1626 et d’une autre au nord en 1628.
-Le pignon ouest de la maison est adossé à la butte en schiste et subit la pression de la masse de terre du jardin occidental ainsi que celle des eaux de pluie drainées par la butte; ces pressions sont très importantes et visibles du côté rue. Elles peuvent être partiellement à l’origine de la « ruine »de la maison d’où la nécessité d’une restauration. Quelques autres éléments complémentaires peuvent étayer notre recherche.
-Les trous à boulin ne sont pas caractéristiques d’une époque ancienne. 
-La maçonnerie de la partie ouest de la façade sud est mieux appareillée que celle de la partie est qui s’est tassée.
-Les poutres des planchers disposées à plat et l’espacement inégal marquent le 19e siècle. Les arcs de décharge, en roussard, de la façade sud, semblent insuffisants pour leur fonction.
-Les dimensions de la maison, 46 pieds dans le livret, correspondent aux dimensions actuelles soient environ 15 mètres.
-Les linteaux et les jambages des portes de façade sont, soit en granite (porte de droite), soit en roussard et deux pierres blanches en granite (porte de gauche).
 En résumé, la partie ouest de la maison serait d’avant 1677. Ensuite, la demeure aurait été fortement remaniée avec reconstruction des murs au 18e siècle, le cadran solaire signant la date de cette réfection.

 

Analyse des maisons décrites dans les documents 

 

Eléments d'analyse                                                     Dates des Actes                       

I) Maison

1670

1682

1760

1764

1769

1798

1828

Embas

 

 

 

 oui

 

 

 

Deux,appartementsd'embas

 

non décrit 

 oui

 

 

 

 

Un entre d'eux   non
décrit
oui        

Deux chambres hautes

 

 non décrit

 oui

 non

 

 

 

Grenier

 

non décrit 

 oui

oui

 

 

 

Grenier avec trappe donnant sur la Butte de la Motte

 

 

 

 oui

 

 

 

Cour devant

 

oui 

 

 

 

 

 

Petit jardin derrière

 oui

 

oui 

oui 

oui

 

 

 

Grand jardin au pignon Ouest
(18 cordes) 

 oui

 

oui

oui 

non 

 

 

 

cheminée au levant

 

 

 

 

 oui

 

 

 

Escuries

  oui

oui 

non
décrit 

 non

 

 

 

Chambres

 

oui 

 

 

 

 

 

Longueur

 

46
pieds 

non
décrit 

 non
décrit

 

 

 

Les murailles et pignons menaçant ruines,p.20

 

oui 

 non
décrit

 

 

 

 

Dénomination

 

 

 

maison 
de la
Motte 

la grande
maison 

le
château 

le 
presbytère 

Prix de vente

 

550 livres 

1360
livres 

198 livres 

 

 

 

Autres terres et biens

 

oui

oui 

non 

 

 

 

II) Situation

 

 

 

 

 

 

 

EST: chemin de La Gacilly au pont de la ville vers Redon.

 

oui 

oui 

 

 

 

 

OUEST:chemin La Gacilly Glénac.

 

 oui

 oui

oui 

 

 

 

MIDY : terres Marc Gay, Anne Guillaume.

 

 oui

 

 

 

 

 

NORD :venelle dupont de La Gacilly à l’église, passage de la Motte.

 

 oui

 

 

 

 

 


   Ce tableau met en évidence l’ identité des descriptions faites en 1677, 1682, 1770. Pour les années 1798 et 1828, l’identification de la maison est attestée par les différents documents des archives communales ou départementales. La maison achetée aux Chesnais n’est pas l’ancien presbytère, en effet la position de la maison par rapport à la route de Glénac et son prix (pratiquement dix fois moins que le prix payé par Anne Le Priolic en 1760) privilégient l’hypothèse d’une maison autre que l’ancien presbytère. Cette maison pourrait être le bâtiment situé au coin nord de la venelle du Lihoué, bâtiment présent sur le cadastre de 1824.

Petite histoire

Une visite non souhaitée
En 1795 les chouans de De Sol de Grisolles firent une visite trés particulière qui nous est racontée par Jean-Marie Chérel recteur de La Gacilly entre 1920 et 1932 : «Louis Viviers, ancien tanneur et pour le moment négociant, habitait le presbytère actuel. Originaire de la paroisse de Châtre, en Dauphiné, fils de Jean Viviers et de Marie Chabrol, il avait épousé en novembre précédent Marie-Anne Le Gall, veuve de Noël Le Quéré, de Plonéour (Finistère) et fille de Gilles Le Gall, ancien notaire et procureur fiscal de La Bourdonnaye, et actuellement juge au tribunal révolutionnaire de Rochefort. Le portail de sa cour fut forcé, la porte de la maison brisée ainsi que les serrures de ses armoires. Une première déclaration de lui porte : « Vol de 18 livres de numéraire, de 60 à 80 paires de bas dont 3 de soie, de 25 mouchoirs de poche et de col, de 2 douzaines de chaussons de fil, de 3 douzaines de serviettes, un chapeau et une culotte de drap noir... Tous les meubles forcés ou brisés dans la cuisine ou dans la chambre. Ces bris ont été faits avec une hache de poing prise chez Jean Mabon de cette ville. Louise Poligné, sa femme déclare qu’on la leur a enlevée ». Quelques jours plus tard, il déclare qu’outre les objets référés en sa déclaration du 20 prairial, il s’est aperçu en arrangeant ses hardes qu’il lui avait été volé un habit noir et deux gilets de coton, qu’il reconnut parmi les auteurs de ces délits Caillet le jeune de Saint‑Jacob, au champ de foire, lorsqu’ils l’emmenaient lui Viviers prisonnier, qu’il entendit nommer chez lui lors du pillage Mesnard des Fougerêts, qu’il reconnut également La Feuillarde, ainsi que Le Fèvre que l’on dit de Maure et qu’il avait été quelques jours auparavant fait prisonnier à La Gacilly en qualité de chouan (affaire de Carentoir), qu’il a entendu nommer leur chef De Sol. Viviers fut en effet d’abord fait prisonnier, emmené par la rue du Pont et la rue Saint Vincent jusqu’au Marché aux vaches, non sans avoir reçu le long de la route invectives et horions. Il fut ensuite relâché sur l’intervention de Caillet, le capitaine des Fougerêts.»

Fenêtre et escabeau

Cette fenêtre est aujourd’hui murée. Elle donnait sur le grand jardin du presbytère devenu un parking, rue d’Hollersbach. Elle est encore en 2010 dans la mémoire de quelques anciens Gaciliens qui l’utilisaient pour se rendre au catéchisme afin de ne pas passer par la porte principale afin de ne pas déranger monsieur le curé.




-Photos prises par Magali Brat lors de la restauration intérieure de la maison en 1993.

Fléche : cadran solaire sur façade arrrière

Façade sud avant restauration, on aperçoit le cadran solaire entre le deux fenêtres du premier étage.



            

.

                  
        
Conclusion

Conclusion.


1) La maison, vieille dame de 330 ans, justifie sa dénomination d'ancien presbytère par l'occupation continue des desservants de la paroisse de 1828 à 1956. (voir la liste des recteurs qui ont habité cette demeure, propriété de la commune, puis à partir de 1928 propriété de l'association diocésaine de Vannes).

  • Période
  • Recteur
  • Observations diverses
  • 1824
  • Assié
  • A partir de 1828
  • 1832
  • Folloreille
  • Curé de Saint-Brieuc de Mauron
  • 1850
  • Le Gal
 
  • 1871
  • Bonté
 
  • 1876
  • Le Goupil
 
  • 1878
  • Grasland
  • Curé de Saint-Brieuc de Mauron
  • 1899
  • Lucas
  • Curé doyen de Carentoir en 1918
  • 1918
  • Havard
  • Curé doyen de Rohan en 1920
  • 1920
  • Chérel
  • Erudit et historien de la paroisse
  • 1932
  • Lemoine
 
  • 1938
  • Quintin
 
  • 1956-1968
  • Théaud
  • Mandataire de l'association diocésaine pour la vente du presbytère

 

2) Le cadran solaire daté de 1744 signerait une date importante pour la maison, mais cela reste une hypothèse.

Ayant parlé précédemment des écus ovales sur le cadran, il se pose la question de savoir si ceux-ci portaient des armoiries. A ce jour la réponse est négative:

  • a) Pour l'instant, aucune armoirie n'a été trouvée pour les propriétaires de l'année 1744.
  • b) D'aucuns semblent penser que les deux écus auraient été martelés. Cette hypothèse est difficilement recevable. En effet ce ne sont ni les révolutionnaires qui auraient agi de la sorte parce qu'à cette époque la maison appartient à Gilles Le Gall, premier maire nommé par le pouvoir révolutionnaire, ni les chouans qui, bien qu'ayant fait irruption dans la maison, ont essentiellement brisé des serrures et volé les biens de Viviers le gendre de Le Gall. De plus cette opération de martelage eut été techniquement difficile car le cadran se trouvait à environ deux mètres cinquante du sol du côté « petit jardin ». Et enfin tout martelage aurait brisé la plaque de schiste car celle -ci n'est épaisse que de 8 millimètre.

Les seuls outrages que le cadran solaire a subi, sont ceux du temps. Il leur a résisté. La seule partie très abîmée se trouve être celle où était implantée la tige du stylet. Cette tige traversait la plaque de schiste, entraînant avec le temps une fracture de la moitié de la plaque mais sans pour cela nuire au décor et à sa qualité.Compte tenu de la qualité du travail effectué par le sculpteur, des traces de ciselures devraient être observables comme c'est le cas sur une partie plus détériorée située près du style qui, rongé par la rouille, a disparu.

En définitive, il apparaît que les écus sont probablement des écus muets.

 maison vers 1970   petit jardin arrière 1995

 


Etudes et recherches, Christian Le Quellec, relecture et correction Michel Bérenger, mise en forme Alain Bernard.